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Alain Bruneel

Travail parlementaire

Renault : la finance d’abord ?!

Communiqué du Député ALAIN BRUNEEL

Renault vient de présenter un nouveau plan d’économies confirmant l’obsession du groupe pour la rentabilité financière.

Alors que l’urgence est de remettre sur pied une véritable stratégie industrielle pour le progrès social et l’environnement, ce plan purement financier est un recul inacceptable qui va à nouveau abimer la souveraineté industrielle française.

Ces annonces sont également une nouvelle preuve de la défaillance de l’Etat actionnaire qui ne fait qu’accompagner les mauvaises stratégies du groupe.

A travers son plan, Renault s’apprête à mettre en concurrence les travailleurs des différentes usines en transférant des activités d’un site à l’autre, toujours dans une optique de rationalisation des coûts et d’augmentation des bénéfices. De plus, malgré les bons mots expliquant qu’il n’y aura « aucun licenciement sec », 4600 postes seront néanmoins supprimés en France. Un véritable recul pour notre industrie.

Rappelons que malgré les difficultés récentes, Renault a cumulé 10 milliards de bénéfices sur les 4 dernières années, dont 1/3 versés aux actionnaires.

Un pays sans industrie et sans usines est un pays sans avenir  !

La crise sanitaire a fait monter l’exigence populaire d’une relocalisation des activités économiques. Nous refusons donc cette stratégie d’utilisation de la crise actuelle pour rationaliser l’appareil industriel  !
L’Etat doit se montrer beaucoup plus ferme sur ce dossier, et ne pas hésiter à utiliser toutes les armes à sa disposition, y compris celle de la nationalisation, pour garantir notre souveraineté industrielle et les emplois y sont liés.

Au-delà des projets sur les véhicules électriques, les enjeux énergétiques doivent être pris à bras le corps. Il est regrettable que l’hydrogène n’ait pas trouvé sa place dans les mesures annoncées par le Président de la République en milieu de semaine.

Pour nos emplois, nos territoires, notre souveraineté, pour l’environnement, les défis sont immenses et nous ne pourrons les relever si la finance reste la seule boussole guidant les choix stratégiques industriels.