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Alain Bruneel

Travail parlementaire

Pour un plan de relance alternatif !

Les parlementaires communistes ont proposé mardi leur version du plan de relance d’un montant de 252 milliards d’euros destinés à sortir l’économie de la crise du Covid-19, en prenant le contrepied du projet gouvernemental.

Députés et sénateurs communistes déclinent 117 propositions qui « mettent l’accent sur l’investissement et la demande », a fait valoir Sébastien Jumel (Seine-Maritime), porte-parole du groupe PCF à l’Assemblée, en conférence de presse.

Le plan de relance des parlementaires communistes se divise en trois grandes masses budgétaires  : 150 milliards d’euros d’investissements sur trois ans, 85 milliards d’euros de dépenses courantes et 17 milliards d’aides temporaires.

Ces quelque 250 milliards d’euros représentent 10% du PIB du pays, pour un plan qui se veut le contrepoint du projet du Premier ministre Jean Castex, jugé « inefficace économiquement, injuste socialement et inopérant environnementalement », selon M. Jumel. « La théorie du ruissellement ne fonctionne pas », a ajouté le député.

Présenté le 3 septembre, le plan gouvernemental doit être débattu lors du vote du prochain budget à l’automne. « Sa seule boussole est le capital », a critiqué Eliane Assassi, présidente des communistes au Sénat.

Outre la revalorisation des minimas sociaux, des bourses, des créations d’emplois publics et aidés, un fonds d’intervention industriel, les parlementaires communistes proposent aussi 27 milliards d’euros d’investissements sur trois ans au bénéfice des transports ou la mise en œuvre d’un vaste plan de rénovation énergétique de 700.000 logements par an jusqu’en 2040 et de bâtiments publics, à hauteur de 30 milliards d’euros.

Dans les secteurs les plus touchés par la crise du Covid, comme l’hôtellerie-restauration, l’événementiel, la culture ou le sport, les élus communistes envisagent un coup de rabot sur la TVA pour un semestre, mais aussi la mise en place d’un dispositif d’activité partielle longue durée et des indemnités temporaires subordonnées au maintien de l’activité.

Députés et sénateurs communistes entendent également être aux côtés des collectivités territoriales dont ils louent le rôle pendant la crise et qui, selon eux, seront lésées par le plan de relance gouvernemental.

« C’est encore dans les poches des collectivités que le gouvernement puise. Le plan de relance fait le choix de s’attaquer à la fiscalité locale », déplore Mme Assassi, qui a en ligne de mire la baisse des « impôts de production » comme la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

« Nous proposons que les pertes subies par les collectivités soient entièrement compensées », demande la sénatrice.

Pour lire les propositions, cliquez ici

http ://doc.afp.com/8QG7CD