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Alain Bruneel

Travail parlementaire

Nokia : pognon de dingue pour les actionnaires, licenciements pour les salariés

Suite au scandale du nouveau plan de licenciement chez Nokia, j’ai interrogé le Gouvernement via une question écrite

M. Alain Bruneel alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur le nouveau plan de suppressions de postes de la multinationale NOKIA. Après deux plans de licenciements sur les filiales françaises en mai 2016 (-400) et en octobre 2017 (-450), c’est désormais 460 emplois qui sont directement menacés avant 2020 en France et plus de 2 000 en Europe.

Pourtant, la santé financière de Nokia est au beau fixe avec 1,8 milliard d’€ distribués aux actionnaires en dividendes et rachat d’actions en 2018. Cette somme était également de 1,8 milliards en 2017 et de 4,4 milliards en 2016.

Le sacrifice de plusieurs centaines de familles mais aussi de compétences et de qualifications semble motivé par la seule recherche d’une rentabilité maximale à court terme. Cette triste actualité illustre la nécessité d’encadrer les pratiques des multinationales par la loi afin de faire cesser les délocalisations d’activités vers des pays « low cost ».

Car à l’heure actuelle, la seule action de l’Etat aura été de subventionner cette politique anti sociale du groupe Nokia en lui octroyant 76 millions en crédit-impôt-recherche l’an passé.

Pognon de dingue et argent magique pour les actionnaires, licenciements pour les salariés, cela ne peut plus durer.

Constatant le non respect des promesses du groupe qui s’était engagé en 2015 auprès du Ministre de l’Economie de l’époque à maintenir l’emploi, il demande au Ministre de bien vouloir trouver un moyen pour reprendre l’argent public octroyé à la multinationale.

Enfin, devant le lien évident entre casse de l’emploi et envolée de la fortune des actionnaires, il lui demande de bien vouloir mettre à l’ordre du jour une loi contre les licenciements boursiers afin de faire cesser ces scandales.