A Calais, des hommes qui fuient la misère et la guerre

Nous assistons depuis plusieurs mois à Calais à l’arrivée de ceux qui fuient la misère et les guerres, parfois provoquées avec les bombes vendues par notre propre pays, voués à attendre un hypothétique passage en Angleterre dans les conditions de fortune de la « Jungle », avec souvent le seul soutien des bénévoles associatifs.

Nous voyons pousser les murs et les barbelés en guise de réponse à la détresse des « damnés de la terre ». Nous voyons aussi la haine, les mensonges, l’intolérance imbécile exacerbés par ceux qui veulent jouer sur les peurs.

Cette situation n’est plus acceptable, ni pour les réfugiés, ni pour l’ensemble des populations du calaisis qui vivent dans une ambiance de siège de guerre, ni pour les travailleurs du port ou des transports calfeutrés dans de véritables camps retranchés.

Nous savons d’ores et déjà que les premières dispositions prises ne sont pas à la hauteur.

L’État possède aujourd’hui les ressources et a toutes les cartes en mains pour permettre un accueil et un accompagnement des réfugiés à Calais, dans le respect des droits fondamentaux, pour développer l’hébergement d’urgence dans des conditions dignes et assurer la sécurité de tous.

Il n’y a d’autre choix que celui de la solidarité.

Solidarité internationale : Soyons fier de nos valeurs

A notre échelle, nous voulons nous poser la question du monde que nous voulons.
Il s’agit de favoriser l’échange entre les peuples et l’ouverture au monde.

Cela, y compris pour les habitants de notre région. Il s’agit également de contribuer à contrecarrer les tentatives de rejet et de discrimination, mais aussi de combattre les inégalités qui séparent les pays riches du reste du monde.

*Une lutte mondiale pour le climat

Nous devons nous engager dans la lutte mondiale pour le climat en prônant une parole de justice climatique, afin que les solutions à mettre en œuvre ne se fassent pas au détriment des classes populaires et des pays les plus pauvres.

***Soutenir les projets locaux de développement solidaire
dans les pays dits « du Sud ».

Dans un esprit de développement responsable, les actions de coopération doivent intégrer des dimensions multiples : éducation, santé, développement économique, écologie… La coopération ne saurait avoir en effet pour seul axe les échanges économiques.

***Faire de la région une zone « hors TAFTA? »

*Pour des droits universels des citoyens

  • Promouvoir une culture de la paix
  • Mettre en place un observatoire contre les discriminations
  • Organiser un Sommet européen sur la situation des migrants

Au-delà de la situation des migrants attroupés dans notre région en attendant leur entrée en Angleterre, nous devons garantir le droit de libre circulation (déclaration universelle des droits de l’Homme article 13).

Nous souhaitons contribuer à une citoyenneté de résidence à destination de ceux qui s’installent durablement sur notre territoire, en leur garantissant les droits fondamentaux, notamment celui du logement social, afin de mettre fin aux bidonvilles.

Cet effort doit d’ailleurs s’adresser à l’ensemble des populations en situation de précarité (mal logés, sdf, roms, migrants…).

*Un conseil régional ouvert au monde

Qu’il s’agisse des enjeux économiques, climatiques, culturels ou sociaux, il parait désormais évident que les événements en cours sur la planète ont un impact sur notre quotidien.

Partout dans le monde, des mouvements, des groupes et des peuples pensent et mettent en œuvre des initiatives visant à répondre aux enjeux écologiques, démocratiques et sociaux.

Nous souhaitons que le nouveau conseil régional soit ouvert au monde qui l’entoure, contribue aux réflexions et aux actions favorisant un monde de paix, de justice et de coopération.

Les expériences de par le monde doivent également enrichir notre réflexion pour une région en transition et la mise en place d’un nouveau modèle de développement, durable et juste.

***Des forums sociaux et citoyens

Ainsi, nous étudierons la possibilité de participer à des forums sociaux et citoyens permettant des échanges dans la durée et la promotion de pratiques alternatives au modèle inégalitaire et destructeur dans lequel nous vivons.