Pour une société solidaire et démocratique

Numérique : l’innovation au service de tous

Le numérique offre de nombreux potentiels. Que ce soit pour l’accès à la connaissance, à la culture, pour la création, l’échange, la participation citoyenne, Internet peut être un outil exceptionnel ouvrant de nouvelles opportunités.

CONTEXTE

De plus, la numérisation de l’information, la vidéo conférence ou encore le stockage de documents numérisés sont des facteurs d’économie (transports, papiers, archivage…) et de réduction des productions destructrices pour l’environnement, à condition de transformer les pratiques et usages et de mesurer les effets de ces transformations.

Pourtant, l’accès aux outils numériques, à l’informatique et à Internet pour tous est encore loin d’être une réalité. Force est de constater que les inégalités persistent (des territoires aux débits très faible, obsolescence rapide et coût des matériaux et logiciels…), pendant que des nouvelles normes s’installent.

Il est indispensable d’agir pour réduire ces inégalités entre les citoyens et les territoires, de démocratiser l’accès à ces technologies, et de garantir sur tout le territoire Nord - Pas-de-Calais - Picardie, un haut de niveau de service en matière numérique.

NOS PROPOSITIONS

Le déploiement du Très haut débit

Le déploiement des réseaux numériques à très haut débit représente un enjeu social et économique majeur pour notre pays et plus particulièrement pour notre grande Région.

Avec la mise en place de la nouvelle région NPDCP, nous nous efforcerons DE réunir l’ensemble des 5 départements et l’ensemble des communautés de communes afin de mettre en place un nouveau schéma d’aménagement numérique garantissant un accès à internet partout et rapidement, puis le Très haut débit sur tout le territoire régional d’ici 2020.

Faciliter l’accès et la maitrise aux Technologies de l’information et de la communication?

Nous voulons rendre lisible et pas seulement par internet, l’ensemble des lieux publics dédiés à l’accès et à l’apprentissage des technologies numériques. Des dispositifs tel que le TIM PASS doivent être repensés, afin d’être connus et accessibles à tous.

Nous considérons qu’il est également nécessaire de mettre en réseaux les Espaces Publics Numérique avec d’autres espaces qui rassemblent des acteurs économiques familiarisés à la pratique des technologies numériques, et notamment les tiers-lieux?.

Stopper la marchandisation des savoirs et l’intrusion dans la vie privée

La « propriété intellectuelle » sert d’alibi à la privatisation du savoir. Armées de brevets et s’appropriant tout, quelques multinationales revendent sans fin et à prix élevé, des logiciels dont la production ne coûte plus rien.

Forcé de choisir entre un paiement monétaire (comme par exemple chez Microsoft) ou un bon d’exploitation de ses données personnelles (en utilisant les services faussement gratuits, comme par exemple Google ou Facebook), le citoyen fait face à l’enregistrement systématisé de ses données dont l’exploitation deviendra hors de portée.

  • Ainsi, nous resterons vigilants à ce qu’aucun service public en ligne ne préconise l’inscription sur un réseau social exploitant les données de l’utilisateur (de type Facebook, Twitter, etc.).
  • Nous nous opposerons à toutes les mesures généralisant le fichage des données des utilisateurs. En ce sens, nous sommes opposés au fonctionnement du système Pass pass tel qu’il a été initié.
  • Les photographies, textes, films et œuvres réalisés par la région NPDCP seront placés sous licence « creative comons ». Ainsi, nous encouragerons toute initiative permettant le partage d’œuvres culturelles, produites par la Région, entre individus, sans but lucratif.
Des logiciels libres au service de technologies durables

Les communautés du libre sont singulièrement une démonstration originale de la pertinence et de la possibilité de formes de dépassement des rapports marchands.

Au-delà de l’économie budgétaire réalisée sur licences logicielles, l’utilisation de solutions libres par les services de la nouvelle région NPDCP permettrait de rendre les parcs informatiques plus fiables (ces systèmes présentent une résistance plus importante aux virus informatiques), plus facile d’utilisation et parfois plus durables (des systèmes d’exploitation tels qu’Ubuntu sont beaucoup moins gourmands que Windows en ressources matérielles).

Ce dernier point est d’une importance capitale : contrairement aux idées reçues, l’empreinte écologique liée à l’utilisation des nouvelles technologies est élevée tant en terme de production que d’entretien et d’utilisation du matériel. Il est donc primordial de s’assurer de la longévité des parcs informatiques. Le choix de matériels et les logiciels installés, mais aussi des pratiques telles que le réemploi informatique influent sur cette empreinte.

  • Nous souhaitons donc réaliser une étude concernant la conversion de certaines administrations et les lycées pouvant adopter des logiciels libres.
  • Nous souhaitons que soit intégré dans les clauses de marché public la prise en compte de l’obsolescence programmée du matériel informatique. Préférons les logiciels et systèmes peu gourmands en ressources matérielles.
  • Développer le réemploi des parcs informatiques dans ce secteur (comme dans les autres). Le réemploi n’est encore qu’une pratique marginale. Alors que les réseaux, les compétences et les moyens existent, il est nécessaire de lancer des appels à projet, afin de financer ceux qui souhaitent, dans un cadre d’économie sociale, entreprendre dans cette filière.

Nous proposons donc de :

Promouvoir, et accompagner toute initiative citoyenne permettant de développer l’open source hardware (matériel libre) [1].

Participer au développement de Fab-Labs [2] sur le territoire régional.

De soutenir les projets économiques visant le réemploi et le développement de l’Open Source Hardware et software et préservant ses valeurs.

Notes :

[1Le Matériel Libre (en anglais open hardware ou hackable device) désigne les technologies et produits physiques développés selon les principes des « Ressources Libres » (open source).

Le Matériel Libre est un terme qui regroupe des artéfacts tangibles — machines, dispositifs ou toutes choses physiques — dont les plans ont été rendus publics de façon que quiconque puisse les fabriquer, modifier, distribuer et utiliser. À l’inverse de ce concept de matériel libre, Richard Stallman a souligné que le BIOS est souvent bloqué pour n’être utilisé que par des ordinateurs sous Windows en France : il conviendrait alors de parler de « matériel privateur » qui limite la liberté de son utilisateur.

[2Un fab lab? (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets.

La caractéristique principale des fab lab est leur « ouverture ». Ils s’adressent aux entrepreneurs, aux designers, aux artistes, aux bricoleurs, aux étudiants ou aux hackers en tout genre, qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept à la phase de prototypage, de la phase de prototypage à la phase de mise au point, de la phase de mise au point à celle de déploiement, etc. Ils regroupent différentes populations, tranches d’âge et métiers différents. Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création collaborative qui permet, entre autres, de fabriquer des objets uniques : objets décoratifs, objets de remplacement, prothèses, orthèses, outils…

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