Alain Bruneel

Défense des communes et de la vie associative

La vie associative est le poumon d’une commune. Il faut la défendre et lui donner les moyens d’assurer ses importantes missions.

Depuis 10 ans, les politiques menées par Nicolas Sarkozy puis François Hollande ont largement fragilisé nos collectivités, notamment les communes.

Le nouveau Président de la République n’apporte aucune modernité sur le sujet. Il poursuit la même politique mortifère en annonçant une nouvelle cure d’austérité de 13 milliards supplémentaires pour les collectivités sur le quinquennat.

D’années en années, il devient impossible de boucler un budget communal en garantissant un haut niveau de services à la population sans augmenter les impôts.

Alors que c’est vers les communes que se tournent en priorité nos concitoyens en cas de problèmes, les moyens pour répondre aux besoins des habitants sont toujours plus affaiblis. En bout de cycle, ce sont nos concitoyens qui sont victimes de cette politique strictement comptable.

Continuer dans cette voie, c’est donc aller vers d’avantage de routes dégradées, moins de manifestations sportives et culturelles, une baisse des subventions aux acteurs associatifs déjà bien fragilisés, des services publics locaux qui ferment  : crèches, foyers de personnes âgées, etc.

Conjugué au recul global de l’Etat, ce sont tous les services de proximité qui sont affectés. Pensons aux permanences des caisses d’allocations familiales, des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail, des caisses primaires d’assurance maladie, de la trésorerie municipale, des impôts, de la poste – jusqu’à la délivrance des cartes nationales d’identité, qui n’est plus effectuée, désormais, que dans quelques communes. Face à des métropoles « attrape-tout », ce sont les fractures territoriales qui se creusent en laissant nos villes et nos villages en grande difficulté. La poursuite de cette logique risque d’accentuer le sentiment de relégation et d’abandon qui grandit dans les territoires ruraux et les quartiers populaires.

Nul besoin d’être grand clerc pour constater que le projet politique derrière ces baisses drastiques de dotations est de limiter le pouvoir des maires et d’assassiner la commune. Après avoir proposé la baisse du nombre de parlementaires, Emmanuel Macron entend également réduire le nombre d’élus locaux alors qu’une grande majorité d’entre eux se mettent pourtant au service de l’intérêt général sans toucher aucune indemnité. Qui peut réellement croire qu’il faut moins de démocratie ou moins de proximité dans ce pays  ? Une telle mesure ne peut que creuser encore plus le fossé entre les citoyens et leurs représentants. Face à de telles attaques, il est urgent de mettre en avant nos communes comme échelon territorial le plus précieux dans notre pays. Le dense réseau communal et ses nombreux agents travaillant au service de nos concitoyens est une des richesses de notre nation. Nos villes et nos villages ont toute leur place au cœur de notre République. Ils doivent bénéficier de moyens à la hauteur de leur importance.

L’austérité n’est pas une solution, c’est le problème.