Colères et espoirs

Industrie papetière

On ne tourne pas la page

Les anciens salariés et la CGT? continuent à se battre. pour une ré-ouverture de ces sites ; pour la cession de ces deux entreprises à un repreneur. Et des repreneurs, il s’en est présenté, de « Double A » à « Green Eléphant », tous éconduits après avoir été menés en bateau pendant des mois sous le pretexte d’un business plan pas suffisamment solide. En fait, ni le groupe finlandais StoraEnso, ni le groupe Sequana n’ont eu l’intention de vendre. Le premier, en fermant le site de Corbehem, veut réduire la production de pâte à papier pour faire remonter les prix. Le second a décidé d’arrêter la production pour se consacrer à la commercialisation de papier importé.

Comme le propose Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais, il est possible de rouvrir ces deux sites.

Cela passe par une intervention des pouvoirs publics :

  • De l’État, qui pourrait nationaliser (ne serait-ce que de façon temporaire) ces deux usines. Mais vous imaginez Macron ou Valls le faisant ? Pour ces gens là, « nationalisation » est un gros mot, impossible à prononcer !
  • Des communautés d’agglomération Osartis et la Caso appuyées par la Région, qui pourraient préempter les deux sites avant de les céder à un repreneur… qui est toujours candidat.

Cela s’est déjà fait en 2013 dans l’Eure, où le département, à la demande du maire communiste d’Alizay, a racheté une papeterie pour la revendre immédiatement à « Double A ». Et ça a marché !

Alors messieurs les élus d’Osartis et de la Caso ; alors Monsieur le Président de la Région, alors l’État (présent dans le capital d’Arjowiggins via la BPI) c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon... Un peu de courage politique !

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