mardi Novembre 2016 à 09:00
STIF

41 rue Chateaudun - Paris 9ème

Des propositions pour l’industrie ferroviaire

La rencontre entre les 3 administrateurs du STIF, Jacques BAUDRIER, conseiller de Paris, Fabien GUILLAUD BATAILLE, conseiller régional, Pierre GARZON, conseiller départemental et les organisations syndicales de l’industrie du ferroviaire, a permis de mettre en avant les points suivants :
- Il y a urgence pour les usagers franciliens de passer la commande de 260 rames RER NG ( 3,5 milliards d’euros), notamment pour la ligne D actuellement saturée, plus de 600 000 usagers par jour. 70 trains à livrer par an à partir de 2020 et jusqu’en 2025. Idem, avec une commande de la RATP de 350 rames pour un montant de 2 mds d’euros afin de renouveler le matériel roulant des lignes 3, 3bis, 7, 7 bis, 8, 10 12 et 13. 66 trains à livrer par an.

Ces commandes représentent plus 60 % de l’activité de l’industrie ferroviaire française !

- Il y a urgence pour l’industrie ferroviaire d’obtenir cette commande. Si des entreprises ferment (menace sur MTM), les savoir-faire seront perdus définitivement. C’est l’avenir de cette industrie qui est en jeu.
- Il est nécessaire qu’un contrôle de l’argent public soit mis en place, afin que la commande public bénéficie directement à l’emploi en France, à la défense du savoir-faire et de la formation.

Autre anomalie : quand les régions passent une commande de trains, c’est la SNCF qui rédige le cahier des charges et établit l’appel d’offre. La région n’a aucun droit de regard sur la procédure et le choix des entreprises. Elle paye, c’est tout !

Enfin, les mesures d’austérité? imposées aux collectivités et donc aux régions ont conduit à des coupes dans les budgets transports. Les commandes de trains régionaux prévues sont abandonnées. Nous sommes bien loin des commandes prévues pour les Régiolis et le Regio2N. De plus, ces trains peuvent largement remplacés les trains Intercité ou TET à renouveler.

L’ensemble des participants constatent ainsi que la direction de la SNCF ne joue pas le rôle moteur qui devrait être celui d’une entreprise publique. De même, l’État est totalement absent, sans aucune stratégie en matière de transport ferroviaire, pour le fret comme pour les voyageurs. L’actuelle direction de la SNCF et le gouvernement parient sur la libéralisation totale de ce secteur.

Les élus communistes demandent que la SNCF lance au plus vite l’appel d’offre du STIF en établissant un rythme de livraison de rames élevé (70/an). Ils proposent que les élus du STIF comme les représentants des salariés veillent demain au fait que la commande soit exécutée par des entreprises françaises et ne fasse pas l’objet d’une sous-traitance massive à l’intérieur des groupes en faveur de pays à bas couts salariaux.

Le directeur de la SNCF sera auditionné par la présidente de la Région Ile de France et les administrateurs du STIF le 15 novembre prochain. Les syndicats et les salariés sont invités à y participer pour interpeller la SNCF.

Ils demandent également à l’Etat de réunir rapidement une table ronde avec l’ensemble des acteurs de la filière, la SNCF et les représentants des régions pour définir les besoins en matière de transport ferroviaire et prévoir son financement.

Un contrôle public sur les commandes publiques est nécessaire, ainsi que l’a création d’un comité de suivi associant les élus, les salariés et les usagers.