Défendons les personnels soignants et les hopitaux publics

Tous mobilisés mardi 8 novembre prochain

Lors de l’examen du budget de la sécurité sociale au Parlement, la ministre n’a parlé que d’économie, de rationalisation, de déficit sans jamais prendre en compte les besoins humains. Au delà des chiffres, la politique du gouvernement, après celle du Gouvernement de Sarkozy, est dévastatrice pour les hopitaux publics, les personnels soignants et plus largement, pour la santé de nos concitoyens. Les principales mesures :

- Financement par la Sécurité Sociale du Pacte de Responsabilité à hauteur de 10 milliards d’euros, entre 2015 et 2017, dont 3 milliards pour les seuls hôpitaux publics. Le gouvernement demande en 2017 un effort supplémentaire aux hôpitaux publics (845 millions d’euros en moins contre 690 exigés en 2016 !).

- Suppression de 22 000 postes hospitaliers sur 3 ans.

- Mise en place des fameux "groupement hospitaliers" qui provoquent des déserts médicaux ( fermeture de maternité, de services, d’hôpitaux de proximité, des suppressions de lits ). Depuis 2008 : perte de 8 Centres hospitaliers (519 à 511) et 9 hôpitaux locaux (343 à 334).Avec l’’instauration des groupements hospitaliers de territoire, 135 groupements hospitaliers se substitueront aux 850 hôpitaux publics !

Nos députés et sénateurs ont proposé

  • de définir une véritable politique de santé publique qui prenne en compte les besoins de nos concitoyens. Selon une enquête INSEE, 36% de la population renonce aux soins faute de moyen.
  • de lutter contre la fraude aux cotisations sociales patronales estimée entre 20 et 25 milliards d’euros par an selon la Cour des Comptes.
  • de taxer les placements financiers pour financer une politique de santé publique
  • de mettre en place une taxe CASA de 0.3% sur les dividendes versées aux entreprises pour financier l’aide à domicile des personnes âgées (600 millions d’euros par an).

Dans notre région, les besoins sont importants car nous avons un retard à rattraper : nombre d’infirmiers, médecins en dessous de la moyenne nationale, taux de surmortalité élevé, maladies professionnelles importantes ( amiante ). Nous demandons la création d’un CHU dans le bassin minier, le maintien des lieux de soins de la CARMI, la création d’un numerus clausus régional avec incitation à l’installation de médecin dans la région....